Entretien : comment répondre… ou pas

Publié le 21 février 2026 à 02:14

Ce que ton recruteur n’a PAS le droit de te demander 

 

Un recruteur ne peut poser que des questions directement liées au poste. Tout le reste est hors cadre et protégé par la loi.

Il n’a PAS le droit de te demander :

  • Ta situation familiale (marié·e ? enfants ?)

  • Si tu comptes avoir des enfants

  • Ton orientation sexuelle

  • Tes opinions politiques

  • Ta religion

  • Ton état de santé

  • Ton apparence (sauf exception justifiée par le poste)

 

Pourquoi ?
Parce que la loi protège ta vie privée et interdit toute discrimination (art. L1221-6 et L1132-1 du Code du travail).

Règle simple : une question est légale uniquement si elle sert à évaluer tes compétences professionnelles.

Peux-tu mentir ?

Oui… dans certains cas.

  • Si la question est illégale, tu n’as pas l’obligation de répondre honnêtement.

  • Tu peux :

    • Refuser de répondre, poliment mais fermement

    • Répondre de manière détournée ou mentir, si cela concerne ta vie privée et n’impacte pas tes compétences

Exemples :

  • “Vous êtes enceinte ?”

  • “Vous êtes croyant·e ?”

  • “Vous comptez avoir des enfants ?”

Dans ces cas, tu es protégé·e par la loi, et le recruteur ne peut pas sanctionner ta réponse.

Les limites

Attention : tu dois toujours être honnête sur ce qui concerne le poste :

  • Diplômes

  • Expériences professionnelles

  • Compétences

Mentir sur ces éléments peut être considéré comme un dol (art. 1137 Code civil) et entraîner :

  • Nullité du contrat

  • Licenciement

Quelles sont les obligations du recruteur ?

Le recruteur a des obligations légales :

  • Il doit te présenter les méthodes de recrutement (art. L1221-8)

  • Les informations collectées doivent rester confidentielles (art. L1221-9)

Si le recruteur ne respecte pas ces règles, tu as le droit de refuser de répondre et même de te protéger légalement.